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Brahim Saci : « J’écris pour le plaisir, par passion »
 
 
 
Brahim Saci est l’un de ces nombreux expatriés algériens qui de par leur talent et leur génie, sont les ambassadeurs de leur pays à l’étranger. Le natif de Tifrit Naït Oumalek au pied de l’Akfadou est à la fois, Auteur, Compositeur, Interprète d’expression franco-Kabyle, dessinateur, caricaturiste et portraitiste.
 
Pouvez-vous vous présenter pour nos lecteurs ?
 
C’est toujours relativement difficile de parler de soi. Mais je vais essayer. Je suis né en Kabylie, je suis arrivé à Paris à l’âge de dix ans. Je me suis accroché à la vie parisienne, les études m’ont aidé. Après mon diplôme universitaire, je me suis retrouvé à travailler pour le service culturel de la ville de Paris. Entre-temps, j’ai réalisé des albums de chansons kabyles du genre châabi et j’ai publié 9 livres de poésie en langue française. Je suis passionné de culture, de spiritualité, de musiques du monde, de tout ce qui donne du bonheur aux gens.
 
Quel est votre parcours ?
 
Mon parcours est celui de nombreuses personnes de ma génération. J’ai eu la chance de faire le collège et le lycée en région parisienne, j’ai fait après un cursus universitaire qui m’a permis de rencontrer de nombreuses belles personnes. La vie est toujours plus coloriée quand on saisit la chance de partager des passions avec les autres. Ainsi j’ai également dessiné durant des années sur les plus prestigieuses places parisiennes, tout comme j’ai fait durant des années de la radio. Cela a élargi mes horizons, cela m’a ouvert les yeux sur les autres, sur le monde en général.
 
Quel est votre rapport à la lecture, la littérature ?
 
La littérature est l’une de mes plus grandes passions. Je suis un grand lecteur depuis de longues années. J’ai beaucoup lu les classiques français avant de diversifier mes lectures en s’intéressant aux auteurs des quatre coins du monde. Et chemin faisant,
je me suis mis à écrire. La poésie est devenue une amie intime ; j’ai ainsi publié aux éditions du Net à Paris 9 livres de poésies. ( Le crépuscule du bon sens )
 
Comment écrivez-vous ?
 
J’ai toujours de quoi écrire, j’écris dès que l’inspiration me rend visite. Une fois le poème terminé, je le mets sur les réseaux sociaux. J’aime ce partage avec mes amis qui apprécient mes poèmes. Au fil des jours, cela fait un ensemble de poèmes qui peuvent constituer un livre. C’est laborieux, c’est prenant, mais c’est aussi magnifique de pouvoir s’exprimer sur plusieurs sujets dans une époque tourmentée. Cette évolution à partir de l’éclosion du sujet et jusqu’à sa mise en écriture.
 
Qu’est-ce qui vous a inspiré pour écrire votre dernier livre ?
 
Les sujets que je traite sont diversifiés.
Il y a plusieurs thématiques dans ma poésie. Dans mon dernier livre, la perte des libertés due aux contraintes sanitaires est un thème que j’aborde. Les pouvoirs sont toujours là prêts à utiliser toutes les méthodes pour museler les libertés. Mais d’autres sujets, l’amour, les déchirures de l’amour, la spiritualité sont aussi d’autres sujets présents dans mon univers poétique.
 
Avez-vous une pratique d’écriture individuelle ?
 
Tout écrivain a des pratiques propres à lui. Pour ma part, il m’arrive de me réveiller pour aller noter une idée durant la nuit. Il m’arrive d’écrire dans les cafés de Paris même si ces lieux sont parfois très animés.
 
Avez-vous déjà participé à un concours littéraire ?
 
Non, je ne participe aux concours littéraires. J’écris pour le plaisir, par passion. Je me fais d’abord plaisir, puis ceux qui aiment ma poésie sont également satisfaits. C’est déjà énorme !
 
Quelle est votre première grande découverte littéraire ?
 
C’est probablement la poésie de Baudelaire. Puis d’autres poésies sont venues accompagner ma vie quotidienne.
C’est le cas de Rimbaud, de René Char, de Mohand Ou Mhand, cheikh Mohand Oulhocine, Slimane Azem et tant d’autres. Les surréalistes français m’ont également permis de n’avoir aucun tabou dans mes écritures.
 
Et votre dernier coup de cœur ?
 
Mon dernier coup de cœur c’est le journal parisien de Youcef Zirem intitulé Chaque jour est un morceau d’éternité publié par les éditions Douro en France ; sur dix ans, entre 2005 et 2015, il nous emmène sur des chemins de création souvent étonnants, souvent salvateurs !
 
Quels conseils donneriez-vous à une personne qui hésiterait à se lancer dans l’édition ?
 
Il ne faut jamais hésiter ; quand on écrit,
il est toujours intéressant de publier, c’est ainsi qu’on partage des sensibilités, des idées, et c’est ainsi qu’on avance. Publier est une étape, elle peut s’avérer difficile mais c’est toujours une aventure enrichissante.
 
Votre dernier mot ?
 
Mon dernier mot est relatif à tous ceux qui se battent pour la liberté, la démocratie et la dignité à travers le monde, je leur dis : votre combat apporte du soleil dans le cœur de nombreuses personnes, ne vous découragez jamais, votre combat est un magnifique humanisme !
 
Par A.Aris 
Le 27 janvier 2022 
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